Expositions ODRADEK XL
Michal Batory: URBAN NATURE – Ars Musica 2024
Depuis plusieurs années, le célèbre graphiste Michal Batory signe l’affiche d’Ars Musica. En octobre et novembre prochains, son univers artistique sera à découvrir à ODRADEK XL, accompagné ponctuellement de concerts improvisés.
Le pianiste Fabien Coomans donnera le premier concert lors du vernissage.
EXPOSITION
10.10.2024 – 30.11.2024
VERNISSAGE
10.10.2024 à 18h
CONCERT
Fabien Coomans
10.10.2024 à 18h
LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Bruxelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
“Développements polyphénols”
En résidence cet été, rue Américaine, la hongkongaise Jolene Mok poursuit ses recherches sur les propriétés du polyphenol, à savoir les molécules organiques végétales qu’elle convoque en tant qu’ingrédients pour ses montages et créations photographiques.
Six artistes de frontviews / Berlin, Alice Dittman, Timo Herbst, Ulrike Mohr, Katja Pudor, Oliver Thie et Nicole Wendel, également en résidence rue Paul Emile Janson, collaborent avec cinq artistes bruxellois, Natalia Blanch, Atinka Di Muro, Ulla Hase, Kiran Katara et Philip Wittmann. Suite à leur pratique individuelle et à leurs rencontres en ligne, ils poursuivent leur échange autour du dessin.
Leurs œuvres seront présentées dans l’exposition « Vaste de mille-et-mille mailles » à partir du 5 septembre. Des performances, des projections vidéo et des discussions auront lieu pendant l’exposition.
Ce projet est axé sur le processus de ‘work in progress’ et sera documenté en permanence. Une deuxième exposition aura lieu à frontviews à Berlin en 2025.
info: https://www.frontviews.
Simone Schuiten
Jolene Mok
EXPOSITION
06.09.2024 – 14.09.2024
VERNISSAGE
35 rue Américaine
1060 Saint-Gilles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
“Mille-et-mille mailles”
Frontviews et ODRADEK
EXPOSITION
06.09.2024 – 05.10.2024
VERNISSAGE
05.09.2024 de 18h à 21h
LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Bruxelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
“Sambre, Vers une reconnaissance juridique de la rivière”
Inspiré par diverses initiatives internationales, l’artiste Olivier Pestiaux est à l’initiative d’un projet intitulé Sambre 2030 qui vise à doter la rivière Sambre d’une personnalité juridique d’ici 2030. Ce projet tente de réparer une forme de “colonisation” de la rivière, qui a été brutalement soumise à des intérêts industriels, négligeant ses tracés naturels et sa santé. A ce titre, nous pouvons parler de droits post-industriels de la nature. Ces droits agissant comme une catharsis réparatrice des traumatismes subis par la canalisation/colonisation d’une rivière réduite à un égout à ciel ouvert. En reconnaissant le statut de sujet à la Sambre, l’objectif est de créer un nouveau récit inclusif autour de la rivière dans le but d’en prendre soin. Un tel projet a également valeur d’anticipation car les prévisions climatiques nous invitent à repenser nos rapports à la rivière et à travailler «avec» elle comme partenaire pour éviter les futures catastrophes, comme par exemple les inondations, qui auraient des conséquences dramatiques sur l’économie d’une région déjà fragilisée. La contrainte et la domestication de la rivière suivant les vieux réflexes du passé ont montré leurs limites. Le temps est au dialogue avec la rivière et ses parties prenantes. C’est ce dialogue qui est visé dans la reconnaissance de la rivière Sambre comme personnalité juridique.
Olivier Pestiaux
PERFORMANCE
Vendredi 28 juin 2024 à 18h
COCKTAIL ET LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
et sur rendez-vous
“Transparent Music” Florence Cats au thérémine
Le thérémine est l’un des premiers instruments électroniques, il se joue à travers l’air, sans être touché, est sensible aux variations atmosphériques telles que la pluie, l’orage, la sécheresse…. De façon minimale et expérimentale, Florence Cats prépare le champ électromagnétique entre elle, son instrument et l’espace.
Transparent Music (25 min) pour thérémine, eau, voix, radio, résidus d’éléments trouvés et enregistrés – s’inspire des sons et sentiments ténus qui apparaissent et disparaissent au gré des cycles naturels. Rythmée par les symboles alchimiques qui en articulent l’écriture.
PERFORMANCE
Vendredi 21 juin 2024 à 18h
COCKTAIL ET LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
et sur rendez-vous
“Paysage-eau”
Téodora Cosman, Menoury & Laval, Mei-Ling Peng, Olivier Pestiaux, Anna Maïja Rissanen et Joseph Winckler
EXPOSITION
19.04.2024 – 01.08.2024
VERNISSAGE
18.04.2024 de 18h à 21h
LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
et sur rendez-vous
Paysage, le visage humain de la nature
Prendre pour thème d’exposition le paysage semble de prime abord ne relever d’aucun défi contemporain. Le sujet parait être tombé en désuétude. Cependant, il n’en est rien dès lors que l’on s’intéresse aux dérèglements climatiques et aux extravagances de la nature. Force nous est de constater que celle-ci se déchaîne un peu partout dans le monde nous obligeant ainsi à la prendre en considération et à réfléchir à notre histoire partagée.
Le thème « paysage-eau » du printemps 2024 met 6 artistes bruxellois en interaction avec les énergies vitales. S’en suivra en hiver 2025 « paysage-bois ». Seront principalement présentées des œuvres identifiant l’homme à son milieu ambiant, lui permettant ainsi de participer à des transformations mutuelles.
Retenant la perspective phénoménologique, les expositions cherchent à obtenir plus de réciprocité entre l’homme et les éléments naturels. Ceci dans la mesure où nous admettons que nos facultés sensibles et pensantes sont reliées à ces derniers. Nous partons du constat qu’on ne voit que ce qu’on nous a appris à voir et qui, ainsi, constitue notre bagage perceptif et mental. Il y a, pour nous occidentaux, depuis les premières peintures de paysages, une tradition esthétique des lieux. Ce système de représentation, qui nous appartient en propre, se base sur la volonté de l’homme moderne d’établir une coupure nette entre la nature et la culture.
Aujourd’hui les tentatives de rapprochement de l’homme avec la nature se multiplient. Le paysage s’inscrit dans cette nouvelle éco-politique qui est de réactiver notre appartenance à la nature, à son rythme et à son énergie cosmique.
Voilà pourquoi nous pensons que tout « paysage » se voit à travers le prisme du regard humain qui en constitue son visage.
L’exposition “paysage-eau” s’organise à partir d’un premier pôle concernant le paysage vu d’un point de vue chinois contemporain, celui de l’artiste taïwanais Mei-Ling Peng, professeur de peinture chinoise à l’IBHEC au Musée du Cinquantenaire et de l’artiste finlandaise Anna-Maija Rissanen, qui termine sa thèse de doctorat sur la peinture chinoise à Shanghai.
Le deuxième pôle nous permet de nous rapporter aux enjeux contemporains concernant notre environnement avec d’une part les recherches d’Oliver Pestiaux, philosophe, artiste et chercheur impliqué dans une démarche éco-politique artistique et d’autre part, l’installation de Catherine Menoury et Christian Laval toute aussi engagée dans les nouveaux rapports nature-culture.
Le troisième pôle, axé sur l’ambigüité réalité-fiction, présente l’œuvre de Joseph Winckler, étudiant terminant le master en dessin à La Cambre ainsi que les photos de Teodora Cosman, artiste, galeriste et doctorante en art à la Cambre.
Simone Schuiten
“Dans les jardins du mandarin”
de Nalan Xingde et Li Shangyin présenté par Thierry Faut, traducteur de poèmes classiques chinois
Commentaires et lecture avec Mei-Ling Peng
Vendredi 24 mai 2024 à 18h
LIEU
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Ouvert vendredi et samedi de 14h à 18h
et sur rendez-vous
Dans les jardins du mandarin
En fin de journée, les mandarins se réunissent dans un jardin élégant pour, en contact avec la nature, boire le thé, célébrer l’amitié , l’amour et l’harmonie. Parfois on encense l’Histoire et on critique le Présent. La poésie est la reine des lieux comme elle est au cœur de la civilisation chinoise.
Thierry Faut dans son jardin poétique a invité deux grands poètes chinois, très différents l’un de l’autre.
Nalan Xingde est mandchou, grand aristocrate proche de l’empereur Kangxi. C’est un mandarin soldat. Il a vécu dans la deuxième partie du 17ième siècle (dynastie Qing). Dans une liberté de ton inouïe, il utilise la forme du ci pour exprimer son émotion.
Li Shangyin est han, petit aristocrate et fonctionnaire de rang moyen. Il a vécu au 9ième siècle (dynastie Tang). C’est un virtuose de la forme du gushi, la forme mythique de la poésie chinoise. Sa poésie est élaborée et raffinée.
Ils sont tous les deux morts jeunes : Nalan à 31 ans et Li à 41 ans.
Bienvenue à ces deux immenses poètes d’ailleurs dans notre jardin.
A l’occasion du finissage de l’exposition
« Des formes s’interconnectent »
Nous avons le plaisir de vous inviter
au concert de Pierre HUJOEL,
Pianiste – compositeur,
Pierre Hujoel, un musicien à l’image de son parcours, empreint de musiques, classique, pop, contemporaine, électronique.
FINISSAGE
jeudi 28 mars à 18h
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Naissance à Bruxelles en 1979. Il commence l’apprentissage du chant et de la théorie musicale à cinq ans. Sa mère lui enseigne les bases du piano. Il arrange les musiques de ses jeux vidéos, invente des mélodies qu’il accompagne intuitivement d’accords. À l’académie, on lui présente un professeur de piano, qui tente de lui enseigner la musique classique. Il abandonne rapidement, ne s’intéressant alors qu’à l’harmonie et à la composition. Il poursuit seul l’apprentissage du piano durant quelques années. À quinze ans, alors qu’il cherche spontanément un professeur qui puisse lui transmettre la technique sans l’enfermer dans un style, il rencontre une pianiste qui lui permet de jouer ses propres compositions sur diverses scènes et dans divers festivals et le forme en quelques années à entrer au Conservatoire royal.
Il y obtient ses diplômes à vingt-deux ans et part s’installer à Taiwan avec son ami d’enfance belgo-taiwanais, la perspective d’un second cycle d’études ne le motivant pas encore. Là-bas, il apprend le chinois, se produit en public comme pianiste classique et s’essaie pour la première fois à la musique de film. Séduit par cette expérience et désireux de parfaire sa formation de compositeur, il rentre au pays à vingt-cinq pour entreprendre un master en composition. Il retourne s’installer à Taiwan au terme de ce second cycle et se lance dans la musique de film et dans celle qui accompagne les arts contemporains. Il collabore avec plusieurs groupes de musique pop, du monde, électronique, avec qui il publie plusieurs albums et explore les scènes d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Il joue du piano, du synthétiseur, chante en chinois, en anglais et en français. En même temps, il travaille avec des artistes et réalisateurs européens. Il publie deux albums de sa propre musique aux côtés d’une autrice-compositrice-interprète taïwanaise, ainsi qu’un album solo. Sa production est à l’image de son parcours, empreinte de musiques classique, pop, contemporaine, électronique. Il rentre s’installer en Belgique il y a deux ans et commence à enseigner l’harmonie au piano au Conservatoire royal. Depuis, il partage son temps entre sa composition, ses résidences d’artiste et ses concerts.
“Des formes s’interconnectent”
Agustin David LLosa, Silvia Bauer, Ghita Remy, Pedro Riofrio, Arlette Vermeiren
EXPOSITION
29.09.2023 – 30.03.2024
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
Communiqué de presse
Se rendant solidaires aux enjeux actuels de la biodiversité, 5 artistes se mobilisent afin de mettre en place des métamorphoses. Avec eux nous participons au Grand Temps, celui d’avant le partage moderne des différences et des identités. Admettons que nous sommes de constitutions organiques et que nous faisons un avec la nature. Il suffit alors de se reconnecter à notre imaginaire pour faire sauter des barrières mentales et basculer dans l’entre-deux des arts et des sciences. Dans l’intention de pratiquer divers enjambements et croisements entre le passé et le présent, la réalité et la fiction, Arlette Vermeiren, Ghita Remy, Pedro Riofrio, Silvia Bauer et Agustin David Llosa se jouent de la hiérarchisation des espèces et des contraintes spatio-temporelles. Mais encore ils se moquent de la différence entre le vrai ou faux.
Arlette Vermeiren file du papier d’emballage de bonbons, biscuits ou d’oranges pour réaliser de très grands assemblages au moyen d’un
processus de nouage. La disparition du contenu et la récupération de sa partie négligeable permet à l’artiste de se maintenir dans la plus grande légèreté de la matière. Ghita Rémy s’exerce à l’archéologie déjantée en confondant le passé et le futur. Ses trouvailles dévoilent notre présent postmoderne et nos déchets se mettent à en dire long sur de possibles rencontres. Pedro Riofrio se soucie de donner vie à la céramique en lui inoculant des spores de champignons. Il permet ainsi à la pensée de se déployer en rhizomes. Silvia Bauer récupère cartons, pneus ou matière caoutchouc pour créer des alliances à la texture composite. Enfin Agustin David Llosa, prenant le parti de la narration, donne aux formes qu’il met en scène le pouvoir de raconter une histoire rébus. Ses figures à haute teneur symbolique servent de matrice à notre mémoire individuelle et collective. Dans tous les cas il sera donc question de permanence de la matière et de la réalité de la fiction.
Simone Schuiten
Curatrice Kiran Katara
Inauguration du nouvel espace ODRADEK XL
“Grand format“
Léo Baron, Zhang Dawo, Mouna Ikhlassy, Jipeng Ke,
Christine Nicaise et Tianmeng Zhu
EXPOSITION
03.03.2023 – 01.07.2023
Vendredi et samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous
52 rue Paul Emile Janson
1050 Ixelles
VERNISSAGE
02.03.2023 de 18h à 21h
Communiqué de presse
L’espace ODRADEK résidence, implanté depuis plus de huit ans au 35, rue américaine, se dédouble en un deuxième lieu pour présenter des expositions à thèmes et ouvrir un atelier d’artistes.
Grâce au soutien de la Fondation Demeures et Châteaux, le nouvel espace ODRADEK XL situé à 5 minutes à pied d’ODRADEK rue américaine permettra aux visiteurs de passer aisément d’un lieu à l’autre.
Le public sera invité à découvrir et rencontrer des œuvres grands formats des artistes participant à une réflexion commune.
A partir du 3 mars 2023, deux expositions en parallèle auront lieu : “Grand format” au 52, rue Paul Emile Janson, 1050 Bruxelles et “L’Aventure silencieuse des espaces intervallaires” au 35, rue américaine, 1060 Bruxelles.
A propos d’ODRADEK
Odradek signifie en slave hors du chemin. Issu d’une nouvelle de Franz Kafka, le souci du père de famille, Odradek, est un objet bizarrement constitué qui se déplace, apparaît, disparaît, émet parfois des sons au sein d’une famille assez banale.
Cette étrange apparition proposée par Kafka nous convient, Odradek suggère d’aller voir ailleurs, hors des chemins balisés et nous retiendrons dès lors la gageure de Kafka qui est de rendre universelle la plus inexplicable et insolite singularité.
Dans l’esprit de notre ASBL le dialogue avec le public sera privilégié par la présence des artistes dans l’atelier installé dans les salles d’exposition. Cette mise en présence, cette disponibilité des artistes s’avère essentielle aujourd’hui. Elle favorise la rencontre, crée des affinités esthétiques et libère différentes manières de voir.
Une question nous semble dès lors essentielle : Comment rendre l’espace vivant ? Il s’agit de celui de nos salles d’expositions tout comme celui de l’atelier et plus encore celui sur lequel l’artiste œuvre.
“Grand format“
Notre nouveau lieu, nous permettant d’exposer des œuvres de grande ampleur, met en évidence la ligne d’ODRADEK. Une première série de peintures nous invite à participer aux graphes, glyphes, signes et autres marques que Léo Baron, Zhang Dawo, Mouna Ikhlassy, Jipeng Ke, Christine Nicaise et Tianmeng Zhu inscrivent sur un support matériel avec lequel ils dialoguent. « Grand format » nous entraîne dans une rencontre existentielle, celle du public et de l’artiste via des modes de communications hors normes.
Les artistes présenteront leur cheminement à propos des traces graphiques qu’ils cherchent à libérer des codes linguistiques habituels. Ces graphèmes, ces signes mi-images mi-mots, ni images ni mots relèvent d’une communication hors normes, hors « police » de caractères. Il s’agit plutôt de battements rythmiques, de poésie visuelle et corporelle. Les traits graphiques s’affirment par le geste et se réalisent dans une dimension existentielle, matérielle très concrète. C’est tout le pouvoir magique des premières écritures, des formules incantatoires mais aussi des pulsions du corps qui répondent à l’énergie vitale qui les anime.
En défendant l’art du trait, la dynamique et le rythme qui l’accompagnent, les artistes associés au projet cherchent à nous défaire du conditionnement des savoirs académiques et institutionnels.
L’objectif du collectif est de libérer l’écriture des codes de lisibilité pour retrouver la texture de la matière, du réel ou de la nature. L’écriture indéchiffrable manifeste un véritable défi car il y est question de la réunion du dessin et de la graphie à partir d’un dénominateur commun : le trait. Le rythme de la ligne se confrontant à l’espace d’une surface nous invite à penser par images et ce, en dehors du cadre conventionnel de nos connaissances.
Un catalogue d’une cinquante de pages accompagne l’exposition
“L’Aventure silencieuse des espaces intervallaires”
A partir du 17 février, au 35, rue américaine, Kiran Katara, André Lambotte, Albert Palma, Jacques Pourcher et Frank Vigneron exposeront des œuvres dialoguant entre elles par l’intermédiaire de l’attention commune portée à la présence du vide, du silence et de l’invisible dans leurs recherches.
Il s’agit de présenter au public des réalisations axées sur un dispositif d’écriture, l’art du trait, qui libère des espaces disponibles. Ceux-ci constituent le fondement de leur œuvre, son agencement ouvert aux multiples possibilités d’interprétations. Par la présence évoquée du vide et la texture réceptive du papier, les signes tracés interagissent, ils restent en mouvement. L’accent sera dès lors mis sur l’importance de l’invisible.
Etant donné que notre lieu promeut les échanges interculturels, une introduction à la puissance du vide dans l’esthétique extrême orientale nous paraît essentielle. Aujourd’hui encore plus qu’hier, le dialogue par l’art entre cultures permet un élargissement du champ de nos perceptions et une meilleure compréhension de l’Autre.
Il nous tient à cœur, à partir d’une même problématique, de mettre en relation les différents artistes cités. Il sera donc question de connectivité entre eux grâce aux espaces intervallaires, les blancs dans l’œuvre.
Un catalogue d’une cinquantaine de pages accompagne l’exposition
Promenade sonore et visuelle (26 mai 2023)
En hommage à Dawo Zhang, qui nous a quitté et que nous attendions en résidence en ce mois de mai, une performance-promenade nous a permis de partager l’énergie du célèbre calligraphe chinois.
A partir de grands rouleaux qu’il nous a confiés et que nous avons exposé aux murs d’ODRADEK XL, Mei-Ling Peng nous propose de mettre en dialogue l’art du trait, du corps, du son et de l’encre. C’est ainsi qu’une promenade musicale et visuelle, nous invitant à participer à la vitalité du dialogue, générera une participation collective.
La calligraphie “herbe folle” de Dawo révèle la philosophie de “l’unique trait de pinceau”. Ses traits diffusent la puissance de la nature et le foisonnement de l’existence.
En connivence avec lui, par la pratique du Tai Chi Chuan, Rui Ying Song, formée à l’Ecole de Zhaxi, a occupé dans l’espace une présence tout en mouvements. Ceux-ci favoriseront d’autres correspondances avec le contrebassiste de l’Opéra de Liège, Pierre Boigelot.
Mei-Ling Peng, professeur de peinture à l’Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises suivra le dialogue au diapason de son pinceau gorgé d’encre et d’eau.
Simone Schuiten
Vernissage
Samedi 10 septembre à 16h00 : « Le fil des mots»
Performance de Miriam Rose Gronwald & Mimi Kunz
ODRADEK OFF – Rue Paul Emile Janson 52 -1050 Ixelles
Heures d’atelier ouvert: lun – sam, 11h00 à 14h00 ou sur rendez-vous: 0474194106
Les soirées privées du Château de Laclaireau
Samedi 24 avril : « Raios »
Samedi 29 mai : « Water & Fire »
Samedi 26 juin : « Los Reyes de la Baraja »
Samedi 21 août : « Shelter »
Samedi 11 septembre : « Infinity »
Samedi 9 octobre Sophie Cavez
Samedi 30 octobre Stéphanie Blanchoud
Performance de Miriam Rose Gronwald & Mimi Kunz
ODRADEK OFF – Rue Paul Emile Janson 52 -1050 Ixelles
Heures d’atelier ouvert: lun – sam, 11h00 à 14h00 ou sur rendez-vous: 0474194106